Étudier Sciences Po en Espagne, une très bonne idée!

Espagne demeure la destination de préférence pour les étudiants qui effectuent un Erasmus+ en Europe. Et comme il est toujours intéressant de connaître l’expérience de ceux qui sont déjà parmi nous, nous nous sommes donné rendez-vous avec Louis pour lui demander pourquoi il s’est lancé à étudier une année avec nous.

Provenant de France (département de l’Ardèche), Louis est étudiant en troisième année de Sciences Politiques et est venu de l’Institut d’études politiques de Strasbourg il y a sept mois. Dans cette petite interview, nous vous invitons à savoir plus sur son expérience à la CEU Valencia!

Louis est venu de Strasbourg pour faire son Erasmus à Valencia

Louis, à quel moment de ton parcours académique as-tu décidé de venir étudier en Espagne?

J’avais étudie une année aux États-Unis dans un lycée américain. Vu que je connaissais déjà assez bien le pays, je ne voulais pas partir en Angleterre et étudier à nouveau en anglais. Par contre, l’espagnol était une langue qui me plaisait et pour cela je voulais soit venir en Espagne soit aller en Amérique Latine. Finalement, j’ai choisi l’Espagne!

Est-ce la seule raison pour laquelle tu as choisi notre pays?

Déjà pour la langue, c’est une langue qui me plaît et j’aime beaucoup l’étudier, la parler et je voulais arriver à vraiment la maîtriser. Aussi pour le choix de la culture espagnole, l’histoire de ce pays…c’est vraiment une culture très proche de la nôtre et pour cela j’ai choisi finalement de venir ici.

Raconte-nous un peu plus sur ton expérience sur place au niveau de la langue et l’intégration au sein de la CEU 

(Il rit) Je suis arrivé ici en tant que touriste on va dire, je suis arrivé fin août pour trouver un appartement et à vrai dire, j’ai éprouvé quelques difficultés au départ mais finalement j’ai trouvé un colocataire espagnol à Valencia et tout va bien maintenant! Au niveau du pays oui, je trouve que les gens sont beaucoup plus ouverts ici qu’en France…dans mon pays on a la tendance à critiquer un peu tout (il rit) mais ici les gens sont beaucoup plus ouverts, ce qui me plaît vraiment: ils sont apparemment toujours disponibles pour parler, pour aider, pour donner un coup de main si l’on en a besoin! Au niveau de la langue, j’ai décidé dès le premier moment de m’intégrer avec des espagnols et d’autres étudiants d’Amérique Latine et c’est justement ce que j’ai fait: maintenant j’ai de bons amis ici et c’est ainsi que j’ai appris la langue. J’avoue que j’ai profité aussi pour voyager un peu partout en Espagne!

Conseillerais-tu à tes camarades de faire une mobilité internationale?

Oui, je le recommande sans aucun doute! Pour voyager c’est déjà pas mal et puis étudier à l’étranger t’aide à mieux comprendre la culture des autres; avant je pensais que la France et l’Espagne étaient très proches mais c’est vrai que la manière de vivre est différente. Au niveau de l’expérience, le temps passe très vite et puis professionnellement je trouve qu’il est très utile de pouvoir parler d’autres langues, de faire des contacts. En général, l’expérience est très positive d’un côté professionnel mais aussi humain.

Et sur ta formation en Sciences Politiques, as-tu trouvé de grandes différences entre l’enseignement en France et en Espagne?

Oui, il y a des différences. Je viens d’un école en France qui n’est pas vraiment une faculté. L’accès s’obtient après un concours et il est vraiment compliqué d’y accéder. Par ailleurs, disons qu’en France on a des cours magistraux, qui sont de grands amphithéâtres avec un professeur qui donne son cours devant 200 ou 300 personnes, ce qui est énorme et un peu ennuyeux à la fois. Ici par contre, ce que j’ai beaucoup aimé c’est que dans les cours il y a une vingtaine de personnes maximum, ce qui facilite l’approche entre le professeur et les élèves. La relation entre nous est vraiment très amicale, ils sont là pour nous aider, pour nous parler… Je ne dirais pas qu’il soit forcément une relation très serieuse, il y a même des moment où on peut rigoler, où on parle d’autres choses. Par contre, en France on a de très bons professeurs aussi mais qui ne savent pas nécessairement comment enseigner. Je trouve ici une interaction plus forte entre les élèves et les professeurs.

Es-tu satisfait de ce que tu as appris ici à la CEU Valencia?

Oui et non, évidemment! Il y a des matières que je connaissais déjà comme Droit Constitutionnel mais ici j’ai étudié la Constitution Espagnole, ce qui est très intéressant. Et puis il y a d’autres matières un peu plus compliquées pur moi car je suis forcé à tout traduire; c’est un défi mais ça reste intéressant. Pour ne pas mentir, j’aime moins les matières sur l’actualité ou celles que j’ai déjà vues en France, des cours que j’ai pris pour pourvoir valider mon année au niveau des crédits.

Louis, devant notre Faculté de Droit et Sciences Politiques

Qu’est-ce que tu remarquerais des études en Sciences Politiques de l’Université CEU Cardenal Herrera?

Le grand avantage d’une université privée est le nombre d’étudiants en cours; les groupes sont réduits par rapport au modèle de l’université publique, voir avec des amphithéâtres et de grandes salles. J’ai aussi remarqué qu’ici les examens sont beaucoup plus écartés pendant un mois ou plus, tandis qu’en France la période d’examens est d’une ou deux semaines, ce qui veut dire un examen par jour: beaucoup de boulot, très peu de sommeil! Les examens se font plus rapidement aussi, ils sont plus ou moins précis sur le cours alors qu’en France on trouve des examens qui demandent trois ou quatre heures de dissertation pour rédiger huit pages…il y a une grande différence entre la manière d’évaluer les examens en France et en Espagne.

Trouves-tu qu’il est facile pour un francophone de suivre des cours qui sont entièrement en espagnol?

L’espagnol est vraiment très proche du français mais il ne faut pas se confier parce qu’il y a des différences au niveau de la conjugaison et la grammaire. C’est vrai que les cours d’espagnol que j’ai suivis en France m’ont beaucoup aidé mais ce qui m’a aidé le plus a été sans doute l’intégration avec les locaux; rester entre des français n’est pas une bonne idée! D’ailleurs je me suis rendu compte que j’ai fait beaucoup de progrès, même au niveau de la prononciation et c’est sans doute grâce à cela!

Et puis au niveau des cours il faut s’habituer tout simplement puisque chaque professeur a son accent, sa manière de parler l’espagnol: cela demande un peu de temps mais à la fin c’est tres intéressant aussi. Je crois qu’en général il est facile de pouvoir retenir les informations données dans les cours.

Et sur les Fallas qu’on a vécues la semaine dernière, qu’est-ce que tu en penses?

On m’avait beaucoup parlé sur ce festival des Fallas! J’habite près du centre-ville et tout ce que je peux dire c’est qu’il y a eu trop de pétards et de la musique tous les jours mais en tout cas c’est une experience à vivre!

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