Des chercheurs du centre vétérinaire de l’Université CEU-UCH ont découvert que les tortues d’eau douce provenant de milieux humides pouvaient transmettre la Salmonellose à l´Homme

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Des professeurs et des étudiants de Médecine Vétérinaire de l’Université CEU Cardenal Herrera ont étudié 200 spécimens de tortues d’eau douce provenant de onze  différentes zones humides de Valence afin de déterminer la prévalence des Salmonelles et des Campylobactéries chez ces animaux. En cause, le risque potentiel que ces derniers transmettent des maladies gastro-intestinales à l’homme, en particulier aux enfants. Selon les résultats publiés dans le journal Plos One, 11% des spécimens de tortue d’eau douce étudiés étaient porteurs de Salmonelles.

Cependant, aucune trace de Campylobactéries n’a été détectée chez les spécimens étudiés. C’est la première étude à exclure la transmission de Campylobactéries aux humains par les Terrapins (Tortues aquatiques).

Le groupe de recherche a utilisé des spécimens d’Emys oribularis ainsi que des espèces exotiques comme la Trachemys scripta elegans, trouvés dans onze zones humides de la région de Valence (Espagne) telles que les marais de Pego-Olivia, de Xeraco, de Cabanes ou de Peniscola, entre autres.

Dans huit des onze zones humides étudiées, les chercheurs ont trouvé des Terrapins porteurs de Salmonelles (Bactérie Salmonella) avec une prévalence modérée mais aucun d’entre eux n’était porteur de la Bactérie Campylobacter.

Comme le souligne le Professeur en médecine vétérinaire Clara Marín, directrice de cette étude, la Campylobactériose et la salmonellose sont des infections communes chez l’Homme : Il y a eu 212 064 cas de la première et 99 020 cas de la seconde recensés dans l’Union Européenne l’année dernière. De plus, ces deux infections sont les plus fréquentes zoonoses à travers le monde, et représentent donc un important problème de santé publique dans beaucoup de pays intéressés par la mise en place de méthodes susceptibles de prévenir de la transmission de ces infections de l’animal à l’Homme. La Salmonellose peut provoquer  des cas de Gastro-entérite et de Méningite chez l´Homme, en particulier chez les enfants et les personnes âgées.

Des complications dues à  la Campylobactériose peuvent conduire à de l’arthrite ainsi qu´à d’autres maladies.

Alors que d’anciennes études ont confirmé le risque de transmission de Salmonelles dans le cas de tortues de compagnie, évoquant des pourcentages plus importants que ceux communiqués dans cette recherche, il n’y en a que peu qui s’intéressent également au cas des tortues sauvages.

Le projet de l’Université CEU Cardenal Herrera est le premier à étendre son analyse à la prévalence de Campylobactéries chez ces animaux sauvages.

Un autre aspect nouveau de cette étude est la combinaison de trois sujets d’étude différents.

Les recherches ont démontré que la collecte d’échantillons provenant d’eaux où les tortues avaient été placées pendant 48h après leur capture est aussi efficace que le sacrifice de ces dernières ou encore le prélèvement d’échantillons directement depuis leur rectum. Cette découverte est particulièrement utile dans le cas d’études concernant des espèces protégées.

Le professeur Clara Marín, directrice du groupe de recherche « Amélioration de la sécurité alimentaire dans les systèmes de production et leurs dérivés » à l’institut des Sciences Biomédicales de l’Université, a dirigé l’équipe composée de Sofía Ingresa Capaccioni, Sara Gonzàlez Bodí et Santiago Vega García. Francisco Marco Jiménez, de l’institut des Technologies et des Sciences Animales de l’Université Polytechnique de Valence, a également pris part à cette étude. Cette recherche a reçu le prix du meilleur article durant le colloque international sur la préservation des tortues d’eau douce tenu en Mai au Portugal et a été financé par le gouvernement régional grâce au programme Européen LIFE09.

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